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Les 365 jours Hip-Hop de Kiudee

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(English version)

Ce bilan n’a pas pour objectifs de résumer cette année Hip-Hop dans une généralité ni même d’un point de vue neutre. Dans ce bilan qui sera le mien, je propose à mes lecteurs de retracer à travers mes yeux et mes écrits, une année d’intrusion dans ce milieu. J’exposerai ici avec mes mots, les joies et les maux de cette année, ce que j’ai écris dans mes différents cahiers, ce que je retiens et ai appris de cette année. Un article que j’imposerai comme annuel, afin que je puisse (autant que vous) me voir évoluer. Je vous proposerai donc de faire cela à travers plusieurs points en répondant aux questions que vous m’avez posé sur ma page Facebook ou en messages privés.

«Pourquoi Kiudee ?»

C’était en 2006, j’étais en 4ième en cours de math. Je rêvais d’être DHQ (Dance-Hall Queen) donc ce chemin m’est venu en tête:

– DHQ

– (initiales) DQ

– (initiales inversés) QD

– (phonétique des initiales) Kioudi

– (embellissement chinoitisé des initiales) Kiudee

Je crois au hasard et aux belles coïncidences. Et cela en est une que Kiudee s’entend et se dit « cutie », ce qui signifie mignonne en anglais. Et vu qu’on me dit souvent que j’ai une tête de bébé ça colle parfaitement.

« Les dates que tu retiens, c’est quoi ? »

+ 15 octobre 2011 : Découverte du COSEC grâce à D-tox. J’y vois du monde dont Djylo, SpeedyLegz, Playmo, les Twins, Jacko, T-Flex, Confiseur, Chris, Keyley et bien d’autres vu que c’était un jour de réunion.

20 novembre 2011 : 1er battle Hip-Hop lors de l’Open Cercle, évènement de Mister Tom, un réel déclic pour le Hip-Hop. J’y rencontre Jerem’s ainsi qu’ Anissa, Kefton et Nelson sans savoir que dans moins de 3 mois je serais dans le même collectif qu’eux.

18 décembre 2011 : 1er battle en tant que Likethismoove Team lors du Who iz Who. Je rencontre Prince, un ami qui malgré une forte amitié a fini par me montrer ce que c’est que d’être ami avec un danseur Hip-Hop.

8 janvier 2012 : Fusion Street, car 1ère fois que j’ai accès aux loges et que je peux échanger verbalement avec des danseurs internationaux.

19 janvier 2012 : J’entre dans le collectif Ghetto-Styles qui me soutien, et permettra durant cette année de pouvoir saisir beaucoup d’opportunités et d’optimiser ma visibilité.

25 janvier 2012 : 1ère interview filmé avec Nelson (Los Kassos), je suis stressée au max mais j’apprends beaucoup.

11 février 2012 : 1 an que je bosse avec Likethismoove.com, je suis au Da Hip-Hop Show  où je souhaitais m’inscrire en Dance-hall. Par mon retard, je rencontre Marissa puis, durant l’évènement PickyPoo et Jessy.

18 février 2012 : 1er battle où l’organisateur me fait entrer gratos et me permet de rédiger un article lors du Young Battle. Evènement des Yudat ,les membres Sam et Nordine me permettent alors d’en connaître plus sur ce crew, cet évènement et je me plais.

5 mai 2012 : 1er déplacement pour le battle Face 2 Face  en Belgique. J’ai l’impression, accompagné de Kosni, Margz, Eliza, Rori, Tictak, Tonbee, Ulrich, Ketmo, Kosni, Perf, Djylo et d ‘autres, d’être en colonie de vacances. C’est par ce déplacement hors-France que je comprends que les danseurs sont plus accessibles hors-game Français. Je discute, rigole et clash pas mal avec les danseurs présents. C’est cool, je kiffe.

Week-end du 26 mai 2012 : 1ère galère Hip-Hop lors de l’évènement The World Battle . Que dire… Ce ne fut pas l’évènement du siècle comme prévu, toute fois je suis d’accord à dire qu’il m’a rapproché de beaucoup de danseurs, ça m’a permit de parler à des danseurs avec qui je n’aurais pu échanger en temps normal. Dans la galère, on est devenus des compères. C’est quelque chose qui s’expriment encore aujourd’hui comme un lien que l’on a en commun. On a vécu un truc surprenant ensemble, ce week-end a été «difficile», mais comme partout, ce genre de moments sont ceux qui restent le plus dans notre mémoire.

8 septembre 2012 : C’est le battle One More Time, on est à Troyes. J’aime l’énergie, les échanges à  plusieurs et quelque soit le crew dans la salle de danse, le public qui s’extasie devant l’expression d’une culture, les danseurs qui se reconvertissent le temps d’une partie en footballeurs avertis. Les vidéos retranscrivent très bien cette énergie Hip-Hop et Krump.

29 octobre 2012 : Interview avec Tarek le créateur de Paris Tonkar, premier magazine de graffiti en France. On échange beaucoup sur les médias, la culture Hip-Hop à ses origines, ses fondateurs, ses piliers, l’évolution du graff, etc. J’apprécie le rôle de «pédagogue» qu’il a envers moi, qu’il tient et qu’il souligne.

12 novembre 2012 : 39 ans du Hip-Hop.

20 novembre 2012 : 1 an dans le Hip-Hop.

«Tu considères réellement être entré dans ce milieu le 20 novembre 2011 ?»

Oui. L’Open Cercle IV a vraiment agit comme un déclic. Lorsque j’en suis sortie cahier et stylos à la main, je me suis réellement dite que «Je veux vivre ça tous les jours». J’y ai rencontré Jerem’s, un poppeur de mon âge qui s’est proposé comme, du coup, la première personne rencontrée dans ce milieu. Pour moi, il a connu mes débuts bien que ce n’est en réalité, pas vraiment le cas. Puisque j’écrivais déjà pour Likethismoove.com depuis le 11 février sans pour autant avoir été sur le terrain jusque là.

 « Qu’est-ce que tu retiens en général de cette année ? »

–          Rien n’est anodin, un rien sert à quelqu’un. Discuter, échanger, ces choses qui sont si futiles qu’on en oublie l’utilité et la nécessité m’ont permis d’apprendre certaines choses sur le Hip-Hop, ses membres, ses acteurs. J’ai pas fini d’apprendre, je garde des pages libres de mes cahiers pour rédiger tout ce que j’apprends.

–          La difficulté n’est pas là où le croit. Je cherche à m’imposer comme un média, mais ce n’est pas celui auquel ce milieu est habitué. En effet soit, c’étaient des journalistes qui ne rédigent que des choses neutres ou mélioratives, soit des blogueurs fan de danseurs et qui ne font que l’odes de ces dit-danseurs. Du coup, venir et proposer une vision analytique et introspective du milieu tout en y mêlant mes opinions personnelles et des propos d’acteurs du milieu, c’est compliqué. La difficulté n’est donc pas de le produire, mais de le faire accepter. Surtout quand j’ai la conviction que cela peut apporter quelque chose. Je n’aurais de cesse de le répéter : Ne pas y être habitué ne signifie pas que c’est mauvais.

–          Il faut avoir le bon esprit et il ne faut pas que je me laisse emporter par le souffle maudit de certains. Dans le sens où j’ai décidé de prendre mon temps. Prendre le temps d’apprendre, pour ensuite parvenir petit à petit à mes objectifs. Apprendre de n’importe qui, mais savoir faire le tri. Apprendre de n’importe quoi, mais trouver en quoi ça m’apporte. Des exemples ? Parler avec Link et Stephane R. m’ont beaucoup appris de la culture Hip-Hop à ses débuts mais je ne me suis pas arrêté qu’à ça, j’ai aussi parler avec des danseurs de la mid-generation etc.. Savoir piquer des informations partout, les trier et les retenir. Dans mon cas les écrire. Autre exemple, le quiproquo avec Babson m’a boosté. Dans le sens où ça m’a rappelé que tout le monde ne sera pas derrière moi dans mon parcours, que souvent les gens feront des amalgames, que beaucoup chercheront à me rabaisser ou à me critiquer & qu’il ne tiendra qu’à moi de prendre ces choses pour en être encore plus forte. Je le savais déjà mais il faut parfois y être confronté pour que ça reste frais dans ma tête.

Ma force c’est mes mots. Les mots des autres, ne doivent en aucun devenir mes maux.

–          Tout soutien est bon à prendre. Même lorsqu’il vient de personnes inattendues. Je peux incontestablement dire que cette année, j’ai beaucoup été soutenu et amené à partager de très bons moments de joies avec les membres du Cosec, FamillyHomprod, de Loonatics et d’autres.

Pourquoi le Cosec ? Waydi qui a été la toute première personne à m’accorder une interview mi-2011 pour écrire sur les newstyleurs ; D-tox qui au-delà de la danse est un ami sur qui je peux compter et dans le Hip-Hop c’est important; Zeenom, Kosni, Keyley, Chris, Lumi, J-lo (à la danse inter-silence, hein Fab’ ?), avec qui j’ai bien rigolé que ce soit à Troyes, à Bruxelles, ou à Paris tout simplement; Deyvron qui tout récemment m’a apporté son soutien et ça fait toujours plaisir.

Pourquoi Familly Homprod ? Parce que chacun et surtout Timer m’ont beaucoup motivé, surtout face à mes problèmes de santé qui parfois entache mon parcours dans le Hip-Hop.

Pourquoi Loonatics ? J’imagine même pas ne pas leur parler à l’heure d’aujourd’hui. Ils sont ténébreux mais tellement drôle. Oob, Venom, Karnage, Ketmo, Dypsy, des p’tits mecs que j’adore.

Je parlerai aussi du soutien de l’Homme à crête (« Pooki ! ») qui est toujours toujours là, que ce soit quand je m’évanoui avant un battle ou quand ça va bien ; de Diger (ou Jaune pour les gens) depuis le début aussi ; d’Odilon, le sympathique Drouais ; de Berry le théoricien Kiudien ; de Jade ma sauce 2Hot4U ; et surtout de Céline, quoi, mon sucre d’orge !

« Qu’est-ce qui te plaît dans le Hip-Hop ? »

J’ai débarquée dans ce milieu avec toute la sincérité, la naïveté et l’honnêteté qui me caractérise encore. Voir une personne danser, me suscitait il y a un an encore une émotion qui me faisait pleurer. Désormais, je recherche les danseurs qui sauront provoquer à nouveau en moi cette émotion (je citerai Greenteck, Wong Chee Mun, Tonbee et Ice-E pour le moment). En un an, je me sens avoir changée.  J’ai désormais comme une attente, une exigence autre que de la demande de spectaculaire de la part des danseurs. En cela, je me différencie d’un public.  Parce que mes attentes ne sont pas commerciales et encore moins médiatiques (article à venir), mes attentes sont purement Hip-Hop. Les valeurs sont si ancrés en moi que ce que je recherche en réalité en venant apprendre de cette culture, c’est la retrouver.

 « C’est plus à la recherche du bonheur, mais à la recherche du Hip-Hop comme tu dis ? »

Oui. On m’a dit que les valeurs ont disparues. Je ne cherche à les faire réapparaître, mais je sais qu’elles vivent en beaucoup d’acteurs de ce milieu. Alors je cherche plutôt à réveiller. Un défi qu’il me plaît à relever.

Ensuite, écrire sur le Hip-Hop implique de savoir ses sens en éveil: il faut s’immiscer dans ce milieu (comprendre, goûter la saveur du hip-Hop avec toutes ses épices), savoir écouter les gens (anciens comme nouveaux), regarder ce qui se passe autour de soi, savoir palper l’atmosphère ambiante, et surtout savoir comment retranscrire ces choses (dans un sens parler par l’écrit).

Et pour finir (en beauté), le Hip-Hop c’est une culture internationale qui me permet d’échanger avec des danseurs du monde entier: Malaisie (Wong Chee Mun), République Dominicaine (Manuel), Burkina Faso (Kader), Russie (Fanya, Korobochka, etc), Japon, Venezuela (Sojo), Taïwan, Allemagne, etc (voir les autres pays ici)

« Les crews t’en penses quoi ? »

Je suis arrivé sans crew. Je n’en ai toujours pas, je fais toute fois partie du collectif Ghetto-styles depuis le 19 janvier 2012. Bien qu’ils m’aient recueilli, j’ai bien vite compris que les gens avaient du mal à m’y associer : «T’es sure que t’es une GS ? Parce que t’es vraiment pas comme eux…».

Résultats : j’ai compris. Quelque soit ton collectif ou ton crew, on a tous une manière différente de le représenter. Et bien oui, on a tous une personnalité propre, souvent multi-facette (et parfois dans le bon sens) et c’est ce qui explique l’on puisse être membre de plusieurs collectifs/crews.

Ne me dites pas que c’est faux, récemment je lisais sur Twitter (j’aurai du garder le tweet de ce Twittos) :  «Pourquoi Kefton est-il dans GS, Pro Phenomen et Serial Stepperz en même temps ? Ce n’est pas trop différent ? »

Ce que j’en dis c’est que c’est possible et que ça peut s’expliquer. Je ne suis pas dans la tête de Kefton mais je peux très bien comprendre qu’il puisse simultanément avoir l’état d’esprit GS, se retrouver dans la fraternité de Pro Phenomen et avoir les mêmes objectifs que les Serial Stepperz.

Ainsi, il faut se mettre en tête que derrière l’image d’un crew, il y a des individus. Et moi, je m’intéresse en ce moment à ces individus. Les gens qui s’intéressent tout d’abord à l’individu avant l’«étiquette» qu’il représente, j’adhère. Parce que réfléchir de la manière inverse (comme on l’a fait tout récemment avec moi) c’est passer à côté du vrai. Et nous savons comme dans le Hip-Hop, vous aimez que nous soyons «vrai» les uns envers les autres.

« Si tu devais citer tes 5 plus beaux souvenirs dans ce milieu ? »

–          Tous les moments passés à la Coupole où j’ai rencontré Diger, Skinny, Shaun, Loonatics etc…

–          Malgré que je ne puisse le supporter aujourd’hui je dirais ma rencontre avec Prince le 18 décembre 2011 au Who iz Who.

–          Le 19 janvier 2012 reste un bon souvenir, car c’est le jour où j’ai intégré Ghetto-Style et pour moi c’était comme la reconnaissance de mon talent et/ou du moins de mon esquisse de travail. Merci de me faire confiance.

–          Le 8 septembre 2012, lorsque nous étions à la Chapelle St-Luc, j’ai vraiment adoré l’énergie, la conférence Hip-Hop/Krump, les délires, les rires.

–          Pour mon dernier souvenir, je dirais mythiquement celui que j’ai en commun avec mes «potes de galères» lorsque nous étions en Suisse.

« Quel est le crew prometteur d’après toi ? »

Badness. Pour une simple question de ressenti lorsqu’ils dansent.

« Penses-tu être en mesure de donner des conseils aux présumés anciens ? »

Le terme de «présumés anciens» est à éclaircir mais voyons. Je dirais non mais.. Non, car je n’ai pas la science infuse, je n’ai pas la connaissance de ce milieu comme je le souhaiterai, donc des «conseils» à recevoir de leurs part j’en ai à avoir & ceux avec qui je discute déjà savent que je suis toute ouïe, «les critiques sont les premiers collaborateurs d’un artiste». Le « mais » car cela dépend du sujet. Etre adulte et plus âgé ne signifie en RIEN être plus instruit, plus pertinent et (forcément)  plus connaisseurs. «L’expérience » me diront les gens. Ok mais encore faut-il avoir vécu des choses, expérimenter des choses et je ne blâme ici en rien des personnes, je soumets seulement une faille dans cette notion imposante de «l’expérience».

« Peux-tu citer les danseurs qui t’ont (vraiment) marqué cette année ? Pourquoi ? »

Beaucoup mais principalement:

Mufasa pour sa danse que je trouve pure,

Bouboo depuis que je l’ai vu danser de la dance-hall,

Sacha pour la subtilité envoutante de ses pops,

Lil’Kev pour son dynamisme et son esprit en battle,

Jamsy parce que lorsqu’il krumpe, j’adhère à son perso.

« Penses-tu que d’ici 3-4ans tu auras une influence sur le Hip-Hop ? »

Le Hip-Hop c’est grand, c’est large. Je la compare à une grande mer où je ne veux surtout pas me noyer. Pour l’instant je n’ai qu’un radeau avec quelques niggallowers (voir dans la partie contact, la carte des pays que je touche). Mais je construis mon bateau, et viendra un jour où naviguant sur cette mer, des gens monteront à bord, suivront mon travail (sans pour autant suivre mes idées c’est possible). Et peut-être alors que mon sillage restera.

Pour être concrète, je pense surtout que je suis un média nouveau, qu’il leur faudra appréhender, et que dans ce milieu où aspect commercial et aspect médiatique sont souvent épris je peux avoir ma place. Et ce que cette place me permettra d’influencer ce milieu (de la bonne manière) je l’espère.

« Si tu devais redéfinir le Hip-Hop comme si c’était le début du mouvement, que mettrais-tu ou pas en avant ? Redéfinis la culture à tes yeux et tes envies en tant que personne de 2012.
Il y aurait-il encore le rap, le graff, la danse etc ?»

Du lourd Ludo. Je pense que je ne redéfinirais pas le mouvement. Afrika Bambaataa a répondu à une attente qu’il faut recontextualisé en créant ce mouvement. Je ne peux qu’applaudir cette belle initiative qui rassemble aujourd’hui tant d’êtres. Les valeurs –Peace, Love, Unity, and Havin fun- qui sont les nôtres, je les défend à ma manière comme beaucoup d’activistes les ont défendu et les défendent encore. La redéfinir selon mes envies ? En tant que personne de 2012, je penserai surtout à adapter notre culture plutôt que la conformer ou la formater. Je pense ici directement à la question du D.E (Diplôme d’Etat) où en lisant le rapport du Ministère ils blamaient le manque de représentants de cette culture. Je songerai donc à établir cela. Un projet difficile surtout lorsqu’on sait que les mentalités des acteurs de ce milieu se prêtent plus à penser l’individuel que le commun. Oui, on oublie parfois que nous sommes tous d’une unique culture qu’il faut porter haut et avec fierté. C’est ce qui nous fait défaut. Et nul besoin d’être là depuis 39 ans pour le constater. Du graff, de la dance, du beatboxing, du deejaying, il y en aurait. Mais on peut se demander si tout street art est Hip-Hop : le tricot sur éléments urbains c’est Hip-Hop ?

« Concernant les acteurs de ce mouvement, penses-tu qu’ils soient au courant de ces implications à l’extérieur du mouvement ? Ou vivent-ils juste le truc de façon plus ou moins spontané sans ce poser la question de la responsabilité d’un artiste par exemple ?
Se voient-ils comme des artistes ? »

Ils sont au courant… quand ça va dans leurs sens. Si ça profite à leur images, ils aiment et soutiennent. Si ça propose des idées différentes (pas forcément mauvaises) des leurs, le rapport devient complexe. Certains vivent spontanément comme tu dis sans ce demander ce qu’implique qu’être un artiste ou de se proclamer comme tel. On se doit d’être curieux (coucou à Mo’ dont je parlais de cela sur Twitter il y a 2 jours)

« Doit-on penser à la question du droit à l’image ? »

J’étais au 104 lorsqu’on m’a susurrer cette question. Je dirais «Pas encore», car vite viendra le jour où la politique et ses lois viendront se glisser dans cette culture pourtant apolitique, et où l’engagement d’un artiste vis-à-vis de ses convictions personnelle est censé primer.

« Comment tu fais pour te ressourcer ? »

Je bois du jus, je mange du poulet, je profite de la vie et je ne me prends pas la tête. Je rajouterai que surtout que le Hip-Hop c’est ma passion: elle doit me servir et non m’asservir. Madonna disait que «quand on veut être artiste, c’est dans la vie qu’on doit chercher son inspiration», pour écrire sur le Hip-Hop, j’analyse la vie quotidienne et c’est ainsi que je me retrouve à pouvoir analyser cette mini-société qu’est devenue le Hip-Hop. Chacun de ces sociétés distinctes font de moi, comme de vous, des agents doubles. Il faut savoir gérer cette double-vie lorsqu’elles sont distincte (et qu’on ne vie pas de la danse exclusivement) car à tour de rôle, elles sont des lieux de paix où on vient se reposer lorsque la tempête ou le brouillard s’annonce dans l’une d’elles.

« Penses-tu pouvoir devenir la plume du Hip-Hop ? »

Je l’espère.

 « Et pour finir sur cette année ? »

Enrichissante. Boostante.

«Ambition, Détermination, Action» sont mes maitres-mots depuis le début.

Je suis là, et pour longtemps encore. Faites-vous à ma présence et pas forcément de la seule manière que vous pensez. Vous ne me connaissez pas, je suis un Kinder Surprise.

Comme l’a écrit Paul Valéry, « L’homme est absurde par ce qu’il cherche, grand par ce qu’il trouve.» ; je suis venue chercher certaines choses dans ce milieu, et peut-être même ME cherche. J’espère que grandes seront mes trouvailles, que ce soit sur le développement personnel, comme sur le développement  de cette culture.

Pour l’instant, je n’ai fais que tâter le terrain et prendre des notes que j’ai publié sous forme d’articles. On me presse depuis ces derniers mois pour que je fasse des choses concrètes donc let’s go !

Peace, Love, Unity and Havin fun.

N.B : Si certains ont envie de réagir à cet article, je laisse les commentaires ouverts.
Si certains ressentent l’envie de discuter, d’échanger sur leurs propres année(s) dans ce milieu, je serais ravie de parler avec eux.

N’oubliez pas que je le disais en début d’article, c’est MON bilan. Vous pourriez trouver, tels des affamés de la mauvaise critique, des points à critiquer : faites. Vous avez un don énorme à trouver à critiquer là où il n’y a pas. Je ne voudrais en aucun cas briser vos talents.

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