La plume de la danse Hip-hop
Hip-Hop Social

Rien est anodin, un rien sert à quelqu’un.

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J’ai pas particulièrement pensé ce sujet, c’est plutôt mettre sous écrit (papier et maintenant virtuel) une réflexion spontanée.

Je pensais à mon tout premier article –ici– et comment j’en suis arrivée à décider d’écrire sur le Hip-hop.

Je pensais au premier évènement auquel j’ai participé.

Je pensais à l’Open Cercle donc.

Je pensais aux gens qui y étaient et je me suis fais un vif retour en arrière.

C’était le 20 novembre 2011, après une série de phrases censé me motiver, je me suis décidée à aller à cet évènement. Je connaissais personne, j’y suis allé seule sans savoir qu’après je ferais tout le temps de même. Une mère inquiète de me laisser dans un (mi)lieu inconnu pour moi, je me donnais l’impression d’être sereine. Pas du tout. Ils se connaissaient tous. Ils étaient à l’aise les un avec les autres. J’étais dans mon coin à noter tout ce que je voyais et ressentais. Cela deviendrait un quotidien mais je ne le savais pas. Il y avait une chaleur. Celle qui fait transpirer bien sur, mais pas que. Il y avait aussi la chaleur Hip-hop, celle qui donne a un quelconque lieu un air apaisant, un air où on se sent chez soi. Jerem’s pourra en témoigner, j’étais perdue. Au point de m’incruster à sa table l’air de rien d’ailleurs. Mais ainsi je faisais mon premier pas vers ce milieu. Pendant le battle, j’analysais, j’écrivais. Faut dire que j’étais là pour ça, Tom me l’avait demandé. Aucun des noms que le speaker disait ne m’étaient familier. Les juges encore moins. Ce qui n’est plus du tout le cas à l’heure d’aujourd’hui, bien au contraire. C’était comme être invité à une fête où tout le monde se connaît mais personne ne te connais. Mais j’écris pas cet article pour ça. Ce que je voulais poser -et là vient le rapport avec le titre- c’est que pour toutes ces personnes, venir à ce battle était normal. Ils y ont revu des amis, des “bro”, des danseurs qu’ils aiment etc.. Cela fait parti de leurs quotidiens et pour certains c’était peut-être même ce qu’on nomme un “petit battle”. Pour moi, c’était nouveau. Et en sortant de ce battle je me suis dite “Je veux vivre ça tous les jours ou du moins le plus souvent possible”.

Si je dis ça c’est parce que beaucoup d’acteurs de ce milieu, à force de considérer le Hip-hop comme un acquis ou encore quelque chose de futil, ont oublié l’essence de cette culture dont le partage est une valeur importante et la spontanéité une qualité recherchée.

Rien n’est anodin. Un rien sert à quelqu’un.

Ce jour-là j’ai vu l’expression du Hip-hop. J’ai voulu y prendre part. Et c’est ce que je cherche à faire depuis lors.

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