La plume de la danse Hip-hop
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Auditions chant – Massywood : saison 2

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«Excusez-moi est-ce que c’est ici l’évènement Massywood ?
– Oui oui, vous êtes candidate ?
– Ah non non, je suis blogueuse.
»

C’est la mi-aprem, je cherche le studio Artsonor, je viens de passer le portail vert à l’adresse indiqué sur mon portable, et je m’intrigue de me retrouver dans une allée. Après la discussion ci-dessus, un monsieur -qui, je l’apprendrai, fait parti du staff- me présente à l’organisatrice Daniela Horsfall. Quelques marches plus tard, nous sommes au sous-sol ou que dis-je ? Au studio d’enregistrement.

Serrages de mains, présentations, installation dans le canapé ? Fait. Je regarde tout autour de moi –je remarque que le matériel professionnellement imposant se heurte à l’esprit détente que suggère les lumières tamisées-. Moi qui m’attendais à des auditions sur scène en mode représentation de Glee où je serais au fond de la salle à noter frénétiquement  tout ce que cela m’inspirerais, je suis finalement satisfaite ; ce studio intimiste tend à mettre à l’aise. En parlant de studio, Souleymane m’emmène de l’autre côté dans la «boîte», là où la candidate numéro 16 va bientôt passer.

L’air est frais. Je soupçonne la clim d’y être pour quelque chose. Les premières notes de l’instru se font entendre et la voix de Shéhérazade, 18 ans, emplit mon casque. Une brume orientale se créer (le tapis d’Orient tissé n’y est pourtant pour rien). Plutôt branché danse, je n’ai pas l’habitude d’être branché casque. Je me prends pourtant au jeu, fermant les yeux en groovant du cou, signe de ma réceptivité à ce que j’entends. Dans le studio, tout le monde rigole, tout le monde est content. Si Charles Trenet était là, il chantait « Y’a de la joie » à tue-tête.

« Si tu devais me dire un mot, là, tout de suite, se serait quoi ? » Ça, je l’ai vite découvert, c’est la question-kiff de Nico, producteur ; mais pourquoi cette question ? «C’est pour connaître leurs sentiments de l’instant, c’est spontané. Ça ne change rien à la délibération finale […]» Ah. Parce que certains mots étaient plus bredouillant que caractérisant voyez-vous. Mais mettons cela sur le compte du stress. Les candidats défilent, les styles musicaux aussi. Que ce soit à base de « Tu vas t’manger plus de tartes qu’une pâtisserie « , de « Jesus, lover of my soul » ou de « I’m yours », je les écoute tous attentivement. Ils sont déterminés, à l’aise, connaisseurs ou pas. Et j’ai envie de dire que cela importe peu.

Quelques punchlines plus tard, Armelo, 25ans rappe Massywood, Massy Massywood. J’espère que la concurrence va tenir la route […], la gestuelle et la vibe au taquet. La concurrence est rude, il le dit, vous l’avez compris.

Et eux aussi. Des candidats j’en verrais en tout une quinzaine aux styles différents, une quinzaine de personnes venus faire leurs preuves, sourire aux lèvres malgré une pointe de stress qui disparaîtra tout aussi vite qu’apparue face au micro.

Je ne les ai pas tous vu, l’évènement s’étant déroulé sur 2 journées. Toutefois entre Malek l’unique ; Tricey la pétillante ; Amira la battante et les autres dont j’ai soigneusement noté les prénoms, je les trouve plutôt cool, moi. Ils sont stressés mais le staff est là pour les mettre à l’aise,  car les « Fais comme tu le sens » ou « Tu veux t’hydrater ?  » de Jody le cameraman, la bonne humeur environnante ont souvent eu raison du stress et de l’appréhension. Grâce à eux j’ai voyagé du electro/tripop au gospel, en passant par le r’n’b puis le rap, sans oublier quelques détour vers la soul/jazz. On m’avait prévenu «c’est un évènement vraiment ouvert». Et c’est ce qui rend la chose plus intéressante !

Pendant les pauses, je remonte à la surface voir un peu ce qui s’y passe. C’est un salon cosy où sont accueillis les candidats et le staff. J’y bois quelques verres (d’eau), y mange un sandwich et entreprend de discuter avec la gérante du studio, Nadine Grangier De La Marinière, qui m’apprend alors ceci :

VIDEO A VENIR

Ce studio a donc 13ans d’ancienneté et a vu passer Faf Larage, Lord Kossity, Elodie Frégé, Jean-Luc Lahaye, Diam’s, et bien d’autres encore. Ah ok, je comprends mieux pourquoi l’évènement Massywood s’y déroule.

D’ailleurs l’ai-je dis, Massywood  c’est un concours de chant tout public, tout âge, tout style ; mais pas seulement : Daniela me l’apprendra avant mon départ, il y a aussi un concours de danse. Ah bon ? Je reviendrais alors. En attendant les délibérations dans deux semaines, je me remémore les prestas des candidats filmés promptement. C’est dingue tout de même, pour certains rien ne portait à croire que se cachait une telle voix. Comme quoi, il n’y a pas qu’à Secret Story qu’il ne faut pas se fier des apparences.

Plutôt habituée à analyser les subtilités des mouvements,  je me suis plu en cette journée à étudier celles de la voix. Une expérience nouvelle pour moi comme pour les candidats qui durant ce casting découvrait les joies d’un studio d’enregistrement.

Je n’y ai pas trouvé de vocation particulière, mais je me ravirais de dire que j’y ai découvert des voix. Vous avez leurs cordes vocales entre les mains, et c’est à manier avec précaution. A vous, dans 2 semaines,  de faire les bon choix.

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