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Entrevue avec les 4 français de Flying Steps | #STRITER

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À l’occasion de leur futures représentations en France, j’ai pu m’entretenir avec Willy, Mindy, Damien, et Junior : les quatre français du groupe Flying Steps. Pour avoir eu un vif aperçu du show lors du Juste Debout 2016, c’est avec grande joie que j’ai pu leur poser quelques questions sur ce show intitulé avec magie, Flying Illusion.

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Demon : Je m’appelle Damien, j’ai 31 ans. Je fais parti de la troupe Flying Illusion et ma spécialité ce sont les powermoves.

Mindy : Moi, c’est Mindy. J’ai 21 ans, je danse depuis 6 ans et je suis dans la troupe aussi. Mes spécialités sont la souplesse et les acrobaties.
Willy : Willy, 21 ans et je viens d’Ardèches. Je fais partie du groupe lyonnais Tekken Crew eet j’ai intégré Flying Illusion. Ma spécialité c’est aussi les powermoves.
Junior : Junior, 35 ans.

Ça fait combien d’années que vous êtes dans Flying Steps ?
Demon : Je travaille avec Flying Steps depuis 6 ans

Mindy : De base, je faisais quelques shows avec eux. J’ai intégré le show depuis 3 ans.
Willy : Moi, ça fait un an que je suis dedans.
Junior : Je fais partie de la compagnie depuis 5 ans, soit depuis la création du spectacle.

Est-ce que vous vous connaissiez avant ?
Junior : On s’était déjà croisés dans des évènements, dans des sessions mais on n’avait pas encore bossé ensemble.

Est-ce que vous qualifieriez votre expérience avec Flying Steps comme l’une des plus déterminante de votre carrière ?
Demon : Pour moi, oui, car c’est une très grosse production. Faire parti de ce show, c’est un honneur. C’est un aboutissement en soi aussi.

Mindy : Pareil pour moi. Surtout qu’avant cela, je n’avais jamais travaillé sur des shows aussi long. C’était un rêve, et j’aboutis ce rêve avec Flying Steps.
Willy : Oui, c’est motivant aussi car je suis avec de grands danseurs. Ce sont des personnes que j’aimais beaucoup avant même que je n’intègre le groupe ; des exemples, même. Ça me fait bizarre aujourd’hui d’évoluer à leurs côtés, partager la danse, et le quotidien avec eux.
Junior : Pour ma part, je parlerais plus d’évolution que de consécration. J’ai des ambitions d’aller encore plus haut. C’est une bonne chose car nous sommes dans un collectif où il n’y a que des numéros 10 et c’est une force de partager tout cela avec des personnalités aussi fortes ; que ce soit dans la danse comme dans le quotidien.

Disons que je n’ai pas vu le show, ce qui est le cas, qu’est-ce que vous me diriez pour que j’ai envie de venir ?
Demon : Tu vas avoir peur, halluciner.

Mindy : Tout est dans l’originalité de mêler l’illusion à la danse.
Junior : Tu vas être surprise. Tu vas passer un bon moment. C’est assez innovateur car Vartan a su amener le hip-hop dans une autre sphère.

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Vartan Bassil est le directeur artistique du spectacle, que pensez-vous de sa vision ?
Demon : On fait confiance à Vartan. Dès qu’il a une idée, ça marche : c’est une sorte de visionnaire. D’ailleurs ça a marché et on bosse pour que ça continue à être le cas. Le show n’est jamais pleinement terminé. On arrive à tout expliquer avec la danse : on ne parle pas, mais toutes les scènes peuvent être comprises avec clareté. Même nous qui sommes dedans, on le regarde de l’extérieur on est toujours aussi émerveillé.

Combien de temps a prit le show a se monter ?
Demon : 7 mois en résidence et ça continue.
Junior : À chaque fois on essaye d’améliorer le show sur quelques détails (danse comme illusion)

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« Il y avait une chose que tout le monde disait être impossible. Un gars ne le savait pas et il l’a fait !»

Le message phare du spectacle c’est « Rendre l’impossible possible ». Dans votre vie, est-ce que vous avez déjà fait quelque chose qui vous semblait impossible ?
Junior : Nos carrières déjà, le fait de vivre de sa danse et de sa passion malgré les incertitudes. Pousser nos corps dans des limites. Plein de choses peuvent paraître impossible mais avec l’envie, l’ambition et le travail, on peut les atteindre. Après, étant danseur, moins de choses nous paraissent impossible. Une fameuse histoire dit : « Il y avait une chose dont tout le monde disait que c’était impossible. Un gars ne le savait pas et il l’a fait »

Redbull est une enseigne qui accompagne depuis longtemps le milieu de la danse. Est-ce une démarche que vous aimeriez voir se développer à plus grande échelle encore ?
Demon : Ils se démarquent beaucoup par leurs concepts : Flying Bar, Flying Illusion. Ca reste de la danse mais ce sont des concepts à part. C’est une autre dimension.
Junior : J’apprécie vraiment cette confiance que Redbull apporte à cette danse, à la culture et aux acteurs de la culture Hip-Hop. Ça fait des années qu’ils suivent Flying Steps et des évènements comme BC One. Ils sont ouverts à plein de partenariats car telle est vraiment la relation entre Redbull et les évènements de danses. Ce serait fort qu’il y ait d’autres marques, dans d’autres domaines qui aient cette confiance.

On le sait, pour danser, il faut être bien dans ses baskets : quelles paires de chaussures vous font vous sentir tel quel ?
Mindy : J’aime beaucoup les chaussures montantes car je fais des acrobaties, ça tient mieux les chevilles que des Airmax.
Demon : Pareil pour moi. Les chaussures montantes comme les Adidas Top Ten.
Willy : Les Converses pour le debout et les Puma Light car elles sont super légères & amortissent bien.
Junior : J’adore les Adidas Gazelle. Elles me permettent de gambader des heures, je ne vois pas les heures de répèts passer.

Le show s’intitule Flying Illusion : vous pensez que cela va fly, que le show va décoller et transporter les gens ou plutôt rester dans l’illusion et n’être qu’une belle aventure ?
Demon : J’espère que ça va les marquer car on a travaillé dur pour ça mais je pense que oui. Jusqu’à aujourd’hui, on a eu de très bons retours donc je ne pense pas qu’en France ce sera différent.
Mindy : La tournée qu’on a fait en Allemagne, on a eu 80 000 personnes qui sont venus nous voir et les retours sont souvent positifs.

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Vous serez en France en Novembre, votre pays d’origine, vos proches seront vraisemblablement présent : est-ce que la pression est plus grande ?
Demon : On arrive au bon moment pour jouer en France car on a eu le temps de peaufiner le show, on se sent à l’aise. Il n’y a plus d’appréhension.

Mindy : Il y a une pression mais elle est positive.

Willy, tu es le plus jeune de la troupe. À 21 ans, tu fais parti de l’un des plus grands crews de l’histoire du break, quand tu as commencé, tu te serais imaginé en arriver là ?
Willy : C’est sur que non, j’aurais pas pensé en arriver là. Ça s’est fait naturellement au-travers de l’entraînement, des battles. Je me suis saigné et aujourd’hui, ça paie.

Mindy, ton parcours initial était d’être gymnaste, que te dise tes proches lorsqu’ils réalisent l’évolution de ton parcours ?
Mindy : Je pense qu’ils sont fiers de moi. Mon parcours est particulier mais c’était mon destin. Je suis fière d’en avoir fait mon métier, c’est une chance.

 Junior, tu continues à évoluer dans la scène underground en participant à des battles, mais si tu devais faire un choix… Tu choisirais quoi : les battles ou les shows ?
Junior : C’est dur de choisir car ce n’est ni la même énergie que l’on donne, ni les mêmes mondes, attentes, préparation. C’est comme me demander « T’aimes le sucre ou le sel ? », j’ai besoin des deux. Parfois, j’ai besoin de plus de scènes que de battles et vice-versa. Je trouve que l’un nourrit l’autre. J’ai besoin de l’énergie des battles underground pour nourrir ma danse en scène. Tout comme j’ai besoin de cette ouverture d’esprit qu’on a sur scène, et cette différence d’énergie pour nourrir ma danse en battles. Ça se complète.

Damien, d’après ta biographie, tu sembles très attaché à tes racines et ta campagne natale. Tu évolues au sein de Flying Steps au côté de ton frère : est-ce que cela vous a rapprochés ? Est-ce une force pour toi ?
Demon : Je suis très proche de la nature. Avec mon frère, on a toujours été proche. On a pu rencontrer des gens, se faire des amis en communs. Même sans être dans le même show, on se soutient l’un l’autre.

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Est-ce qu’en-dehors du show, vous continuez à avoir des projets personnels ? Parlez-en.
Demon : Je n’y pense pas trop mais j’ai mon diplôme de fitness. Quand j’en aurais marre (mais je pense pas que ce soit le cas de suite), je pense que je me dirigerais vers des cours car j’aime enseigner.
Mindy : Je ne sais pas, je ne pense pas à l’avenir. Je vis le moment présent.
Willy : J’essaye de faire un maximum de choses, on va voir où cela me mène. Je fais beaucoup de musiques, je mixe dans des battles et je fais un longboard. Je profite du temps que j’ai, c’est le plus important pour moi.
Junior : J’ai plein de projets. J’ai une école en devenir, une association, deux marques (Buana Wear, Bboy With Attitude). Je suis aussi dans l’évènementiel avec un battle que je suis en train d‘organiser en Bretagne en Octobre 2016. Je projette aussi de chorégraphier des pièces. Je danse aussi en duo avec un danseur contemporain, du nom d’Amala Dianor. Je suis un boulimique du travail.

Quo’est-ce que je peux vous souhaiter pour la suite ?
Demon : Bonne chance.

 


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