La plume de la danse Hip-hop
Hip-Hop Social

Hé, tu sais quoi ? Je suis blogueuse danses urbaines.

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Je fais mon sac.

Je n’aime pas trop en porter mais je ne peux vivre sans désormais.

Où je vais ?

Un training, un évènement, un festival, un stage, la boulangerie d’à côté, la fac.

Peu m’importe.

Je me laisse transporter par mon aura Hip-hop et me retrouve dans un battle.

J’ai mon « cahier magique » avec moi et un stylo à la main. Mes meilleurs amis.

Portée par l’instant présent, j’écris frénétiquement les idées qui me viennent successivement à l’esprit.

Surtout ne pas oublier quoique ce soit. Rien n’est anodin.

Je rentre. Je m’allonge sur mon lit. J’ouvre mon cahier.

Je prends un stylo, j’appelle 2-3 danseurs pour avoir leurs avis sur l’évènement. Je raccroche. De toute façon leurs avis ne changera en rien mon article.

Je réfléchis. J’écris puis m’imagine lire mon article à haute-voix. Quelque chose sonne mal. Je pose mon stylo et écoute du Hip-hop pour me mettre dans l’esprit. Je me rallonge sur mon lit. Je bois du jus d’orange. Je parcours mes anciens articles. Je sais cette action inutile car chacun de mes articles est différent mais… Je reviens à ma page. Je réfléchis. J’écris. Et je répète cette opération deux-trois fois.

Je pose mon stylo.

L’article me satisfait en partie. En partie car jamais totalement fini.

J’allume mon PC. J’ouvre Word et mon ami Twitter.

Je recopie l’article. Je me lis à haute-voix en donnant le ton. Je regarde mes notes. J’efface quelques mots, j’en rajoute. L’orthographe et la conjugaison de certains mots me posent problème, je m’énerve de ne pas être un Larousse ambulant. J’essaye de formuler les choses dans l’ordre, comme il faut, à ma façon. Je retape, je relis. Je cherche mes mots, je réfléchis… J’ai faim.

Je me demande pourquoi la plume magique de la journaliste dans Harry Potter n’existe pas en vrai. Je l’aurai acheté.

Je vais dans la cuisine et ouvre le frigo. Je n’ai pas le temps de courir au Kentucky Fried Chicken le plus proche, donc des gâteaux feront l’affaire.

Je revient à mon poste, mes idées sont plus claires et mon ventre est satisfait. Je me dis qu’au moins quelqu’un l’est. Je me remets à écrire dans une ambiance cosy. Je veux dire.. avec du jus et du son Hip-hop, quoi. Je me relis. Je dois synthétiser, je simplifie des phrases, relis à haute-voix une ultime fois. Je suis satisfaite.

Je cliques sur « Aperçu » puis sur « Publier ».

Je poste l’article sur mon Facebook et sur Twitter. Je ne le publie pas sur tous les mur mais je devrais car j’attends des commentaires, des avis, des opinions qui ne tardent pas à faire leurs apparitions bien que peu affluents. Je me trouve aigrie. J’espère toujours voir un de mes articles publié en une journée sur tous les « murs » sans que ce soit de mon plein gré. J’attends avec douce joie que l’effort fait serve à quelqu’un d’autre que moi.

Je reçois des compliments sur mes écrits. J’apprécie mais j’espère toujours voir cela accompagner d’un partage quelque part. Non ? Tant pis, une prochaine fois.

Je publie ce que j’aime. J’écris des articles logiques que j’explique par des exemples farfelus. Mes écrits sont toute fois honnêtes et précieux (pour moi). Lorsque j’écris un article sur un event, je glisse toujours des allusions à mon avis personnel. Jamais je n’écris clairement ce que je pense car tout est là, dans mon cahier. J’attends le jour où l’on me prendra au sérieux. Je fais ce que d’autres pourrait faire.  Je ne suis personne dans ce milieu autre qu’une passionnée. Je ne suis spécialiste de rien, mais analyser me plaît.

Je suis blogueuse danses urbaines.

Et vraiment, j’adore ça..

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