La plume de la danse Hip-hop
Interviews

[ Interview ] Desty Wa

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KIUDEE: Tu peux te présenter ?
DESTY WA: Je m’appelle Warenne, Desty Wa, Hope Side, Hope Street. Je suis l’un des premiers Krumpeurs en France si ce n’est un des pionniers. J’ai 26ans et je fais du krump depuis que j’ai 19ans. J’ai commencé par le Hip-Hop (ce que vous appelé Newstyle mais j’aime pas trop ce terme) et à 17ans alors que j’étais à Charlotte aux Etats-Unis, j’ai découvres le Krump. Tout d’abord par le clowning. J’ai voulu apprendre leurs mouvements. Je fais parti de la dernière génération de la Place Carrée avec Ice-E etc.. C’est là-bas que j’ai découverts le film Rize. Il n’était même pas encore sorti en France. Ca a donné quelques éléments pour m’entraîner. Je m’y suis investi parce que je ne voulais plus être ce que j’étais au quartier. C’est comme une fierté d’avoir réussi en ce sens.
KIUDEE: Can you introduce yourself ?
DESTY WA: My name is Warenne, Desty Wa, Obside, Obstreet. I’m one of the first ones Krumpers in France if it’s not one of pioneers. I have 26YO and I make krump since I’m 19. I began with the Hip-hop (that you conscript Newstyle but don’t like this term) and at the age of 17 while I belonged to Charlotte in the United States, I discovered Krump. First of all by the clowning. I wanted to learn their movements. I’m of the last generation of the Place Carrée with Ice-E and so on… It’s over there that I discovered the movie Rize. It wasn’t in the cinemas yet in France. That gave some elements to training. I put a lot of myself in it because I didn’t want to be any more what I was in the district. It’s as a pride to have succeeded this way.

K: Comment tu es entré dans la compagnie ?
D.W: José Montalvo est venu me chercher dans la rue. Mon nom était celui qui ressortait le plus donc j’ai passé une petite audition avec d’autres Krumpeurs puis j’ai été pris. Ce qu’il voulait c’était que j’arrête de danser dans la rue.
K: How did you enter the company ?
D.W: José Montalvo took me in the street. My name was one he heard the most so I went a audition with others Krumpers then he took me for the play. He wanted me to stop dancing in the street.

K: Que peux-tu dire de la pièce ?
D.W: On a commencé le 3 Octobre je crois. Chaque soir il y a quelque chose que José change. C’est une pièce qui met vraiment en avant le Krump et dont il [le chorégraphe] s’est réellement inspiré. Tu le verras, j’ai 5 minutes pour moi où je gère seul. Même si c’est pas sur la bonne musique, l’essentiel c’est le ressenti Krump. On peut pas être street toute notre vie. Faut penser à exporter notre danse dans d’autres univers. Les gens qui assistent à la pièce ne connaissent pas forcément et même s’ils n’apprécient pas, au moins ils l’ont vu. Et puis sur scène, je ne suis pas seul.
K: What can you say about the play ?
D.W: We started in October I think. Each evening, Jose change something. The play really highlight the Krump and he [the choregrapher] really was inspired by this dance. You’ll see this, I’ve 5minutes for me. Even if it’s not on the appropriated music, the essential is the feeling. We can’t be street all our life. We’ve to think about export our dance in other culture. People who come tonight don’t know what is Krump and even they dislike, they’ll see what it is. And on stage, I’m not alone.

K: Avec qui d’autres danses-tu ?
D.W: J’ai entraîné pendant 2 mois tous les danseurs de la compagnie au Krump. Il y a des danseurs de Flamenco, Break, Classique, Hip-Hop, Claquette, New Classique, Contemporain. Sur les 6 heures d’entraînements, 2 heures étaient consacrés à cela. Au début on souhaitait être tous sur scène comme durant une session Krump mais pour ne pas faire durer trop la pièce, on a du en choisir seulement quatre. Et José me l’a dit, ça lui déchirait le coeur mais il était obligé. Du coup, il a gardé ceux qui avaient réussi à prendre le ressenti. Et pas forcément les mouvements. J’ai eu de bons retours sauf celle qui fait du Yoga parce que du coup c’était deux énergies complètement différentes.
K: Who are you dancing with ?
D.W: During 2 month I make the Krump training of all the dancers of the company. There’s dancers of Flamenco, Break, Classic, Hip-hop, Clapper, Classic, Contemporary, New classic. Over the 6 hours of trainings, 2 hours were dedicated to it. At the beginning we wished to be all on stage as during a Krump session but not to prolong too much the play, we’ve to choose only four. And José said it to me, that tore him the heart but he must select. Finally, he kept those who had managed to take the felt. And not necessarily the movements. I had good returns except the one who makes Yoga because it was two completely different energies.

K: Comment mets-tu ta touche perso dans tes passages ?
D.W: Par ma personnalité, mon caractère assez fort, et le fait que je sois autodidacte.
K: How do you put your personal touch in your passages?
D.W: With my personality, my rather strong character, and the fact that I am self-taught.

K: Rize a t-il permit à beaucoup de gens de se mettre au Krump ?
D.W: Enormément. Au début par phénomène de mode puis ça s’est estompé. Mais ça a vraiment permit de faire comprendre et d’éclaircir le Krump.
K: Do you think Rize allowed a lot of people to begin Krump?
D.W: Really. At the beginning by mode then that became blurred. But that really has allowed to understand and to clear up Krump.

K: Concernant le mouvement Krump Français, qu’en penses-tu ?D.W: Je suis déçu. Tout le monde se tire dessus. Ce qu’il faudrait c’est faire connaître le Krump en dehors de la street. Je partage beaucoup, je pense tenir cela de ma mère. Et le summum pour le Krump c’est que ce que Rize a fait pour nous, nous fassions de même pour le grand public.
K: Concerning the French Krump Movement, what do you think about it ?
D.W: I’m disappointed. Everybody try to put down others. What would be needed it’s to make known Krump out of the street. I share a lot, I think it’s thanks to my mother. And the highlight for Krump will be that what Rize made for us we have to do it for the public.

« Nous devons travailler ensemble dans un but commun pour être au sommet »

Il y a trop d’enfantillages. Quand un pays part en guerre, il prend des soldats venant de toutes les régions de France. C’est ce que nous devons faire. Ce qui importe -et cela se révèlera de plus en plus avec le temps- c’est montrer le Krump purement Français. Et ça, c’est la signature des Real-Underground.
« We have to work together in a common purpose to be in the summit« 
There are too many childish things. When a country goes to war, it takes soldiers coming from all the regions of France. It’s what we have to make. What matters -and it will show itself more and more with time- it’s to show purely French Krump. And that, it’s the signature of Real-Underground.

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