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Les 365 jours Hip-Hop de Kiudee – 2014 | #STRITER

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Ce bilan n’a pas pour objectifs de résumer cette année Hip-Hop dans une généralité ni même d’un point de vue neutre. Dans ce bilan qui sera le mien, je propose à mes lecteurs de retracer à travers mes yeux et mes écrits, une année d’intrusion dans ce milieu. J’exposerai ici avec mes mots, les joies et les maux de cette année, ce que j’ai écris dans mes différents cahiers, ce que je retiens et ai appris de cette année. Un article que j’imposerai comme annuel, afin que je puisse (autant que vous) me voir évoluer. 

Habituellement, je réponds aux questions que les gens me posent. Cette année j’ai envie de soulever des interrogations sur ce que m’ont appris les gens. Encore une fois, j’ai beaucoup appris. Cette année, surtout sur moi-même et sur les “relations inter-personnelles” comme on aime à dire en philosophie. Et il y a des choses en particulier qui ont pris sens.

L’amour. Oh non, je ne suis ni amoureuse, ni en train de vous réciter des couplets du dernier Medhy Custos mais cette année, j’ai réellement eu l’occasion de voir qui m’aimait sincèrement & combien ça pouvait compter et m’apporter. C’est en sachant avec qui je pouvais avancer que j’ai compris ce qu’était…

La confiance en soi. Savoir reconnaître que j’ai du talent et que je peux réussir grâce à ça. Croire en mes capacités et essayer de les exploiter au maximum tout en ayant toujours la certitude que si je tombe, des personnes seront là pour me relever. Alors j’ai arrêtez d’écouter ceux qui veulent me descendre : ils ont peur. Peur de ce que je peux faire. La critique constructive existe. Mais ne nous mentons pas, les paroles peuvent être destructrices. Alors parfois j’ai aussi connu…

La frustration. Celle de ne plus savoir quoi faire pour innover. J’ai des idées, pleins d’idées. Mais il y a des barrières, plein de barrières. L’argent en est un, le temps en est un autre. Bien des fois, j’ai connu de sombres nuits de déception tant l’insatisfaction de ce que j’ai pu produire m’envahissait. J’ai rêvé d’évasion, de cape d’invisibilité (et je vous jure que regarder le dernier Harry Potter n’y était pour rien). Puis un jour, je me suis rappelé qu’en commençant mon blog, j’étais prête à ça : prête à connaître…

Le doute. Celui de faire une pause pour me consacrer à ma santé, celui d’aller explorer de nouveaux horizons peut-être plus ensoleillé, celui de continuer sans pour autant me retrouver. Dans ces périodes, j’ai beaucoup parlé : à Fabrice, Lamine, Twoface, P-dog, Djylo, Ulrich mais aussi Céline qui, dans ces moments-là, ont su m’écouter et me motiver, car ils savent plus que quiconque que ce qui ne faille pas chez moi, c’est…

La détermination. L’envie d’accomplir des choses. De nouvelles et de plus belles choses. Je vois les choses en grand du haut de mon mètre soixante-dix (<- oui j’ai grandis) et cela se réalise aussi en faisant des choix. En faisant…

LES choix. Mettre fin à des amitiés empoisonnantes à surement été l’un de mes choix le plus judicieux que j’ai pu faire jusque là dans ma vie. M’entourer de personnes qui me portent vers le haut (ou qui me portent mes sacs trop lourds!) s’est avéré très important pour que j’arrive à me définir dans…

Le game. Ce fameux game qui me fascine tant il peut me répugner. Ma position n’est pas facile : je suis devenue plus qu’une simple blogueuse qui apparait de temps à autre dans des évènements pour faire un compte-rendu de ce qu’elle voit. J’ai un crew (SF), un collectif (GS), des potes, des amis, mon frère. Je me sens parfois comme une ethnologue en analyse permanente des comportements des individus associés à la culture Hip-Hop (<- une idée de mémoire, tiens !). J’ai compris que “le game” c’était comme des pré-ados qui jouent aux jeux-vidéos : il y en a pour qui ce n’est qu’un jeu et ceux qui vous diront “Non ! C’est bien plus que ça” (<- mais j’aurais l’occasion de vous en parler dans mon prochain article). Sauf qu’il ne faut jamais oubliez que si nous en sommes là, c’est grâce à…

La passion. La danse, le rap, le beatbox, le beatmaking, le Hip-Hop sous toute ses coutures mais pour une passion quand même. Je peux comprendre l’esprit de compétition, on ne doit pas oublier l’Histoire, comment s’est formé cette culture. Mais surtout vous ne devez pas oublier qui vous êtes. En 2014, j’ai compris qui j’étais et que mon rôle ne sera pas forcément de briller mais peut-être de FAIRE briller. Si j’ai crée STRITER, c’est que j’ai…

La conviction que je peux apporter quelque chose à cette culture. Je vois au-delà du game, car c’est pas pour le game que je suis là, mais je ne nierais pas : c’est grâce au game que j’en suis là.

Un jour, à un barbecue, Jimmy qui est, en plus d’être bon danseur, une bonne personne, m’a dit : “Pour faire avancer les autres, il faut que tu avances, toi d’abord”. Depuis ce jour-là, j’ai fais le point. A force de vouloir montrer que je pouvais, j’avais cessé de faire ce que j’aimais : explorer de nouvelles manières d’écrire (le slam, par exemple). J’étais resté sur mes acquis que j’épuisais à vu d’oeil alors que j’ai toujours aimé me renouveler. Pour 2015, je veux surtout me retrouver et découvrir de sensations nouvelles en explorant le Hip-Hop underground sous d’autres modes, dans d’autres pays, avec d’autres personnes. On vous fait croire le contraire, mais le Hip-Hop c’est grand.

J’aurais tant d’autres choses à vous dire tant sur cette année j’ai pu écrire.

Mais il n’est pas encore tant de tout vous dévoiler.

Pour le moment, il me suffira que vous me boostiez.


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  1. La Tchipie

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