Lettre ouverte Ă  la Mafia du Hip-Hop (đŸ‡«đŸ‡·/🇬🇧)

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FRANçais

ChĂšre mafia du Hip-Hop,
J’ai un vocabulaire assez riche mais tĂąter les mots n’est pas aisĂ©. Eux qui ne mentent ou ne trichent, les manier est signe de perspicacitĂ©. Depuis 2012, j’Ă©cris des textes que l’ont me dit trouver assez pimentĂ©s. Il faut m’excuser : d’origine antillaise, on m’a toujours apprise Ă  tout assaisonner.
Je vous mĂ©prise tant qu’à force de compter le nombre de fois oĂč vous avez cassĂ© du sucre sur le dos des gens, je peux vous garantir que ce soir la facture sera, elle, plutĂŽt salĂ©e.
Appelez-moi inspectrice Kiudee, je m’apprĂȘte Ă  vous cuisiner. Marre que vous agissiez comme les plus grand malfrats de la citĂ© quand je vous vois plutĂŽt comme des Lacrim version soldĂ©. Pour les autres, devenez mes commis d’un soir, vous avez bien besoin d’ĂȘtre Ă©duquĂ©s. Je sais qu’Ă  22h, vous serez tous devant vos Ă©crans, prĂšs Ă  bondir sur le moindre de mes faux pas mais sachez que je marche droit. Vous aurez beau essayez de taper sur mes doigts, mes textes continueront Ă  vous mettre des baffes. Comme dirait mon cher et tendre Kalash, si « tu m’attends au tournant, tu vas glisser dedans« .  
Le torse bombĂ©, les chevilles enflĂ©es, l’esprit enfantĂ© par des egos surdimensionnĂ©s. Avec une telle personalitĂ©, normal qu’on n’ait pas tout de suite accrochĂ©. J’ai dĂ©barquĂ© dans ta vie et j’Ă©tais la premiĂšre personne Ă  te dire tes quatre vĂ©ritĂ©s : je ne t’aime pas ! Ça fait mal au dĂ©but mais tu connais le syndrĂŽme de Stockholm on finit toujours par aimer ses agresseurs. Alors accepte que je sois ton successeur.

 

DĂ©finition « accepter » (verbe) : consentir Ă  subir quelque chose, Ă  le tolĂ©rer de la part de quelqu’un, l’admettre, le supporter.

N’Ă©tant le produit de vos attentes, vous avez souvent voulu m’avorter. La mafia du Hip-Hop a du mal procrĂ©er mais refuse d’adopter ? C’est pas trĂšs 2016 tout ça.
Ne t’inquiĂšte pas, j’ai vite compris quelque chose : c’est en cĂŽtoyant le mal qu’on sait ce qui est bien. Tu finis toi-mĂȘme par remarquer que dĂ©cider de vouloir m’arrĂȘter en si bon chemin n’Ă©tait pas si malin. Pourquoi toujours haĂŻr ceux qui ne vont pas dans votre sens ? Je ne vais pas changer, alors prenez votre mal en patience.
Je vous vois essayer d’emprisonner les ignorants dans vos doctrines hiĂ©rarchiques mais quand on ne sait pas parler correctement français, Ă©couter vos discours devient plutĂŽt comique. Leurs esprits mal-Ă©clairĂ©s les empĂȘchent de voir clair dans vos magouille. J’espĂšre qu’avec ce texte, ils verront oĂč est le hic et Ă  quel point vous les tenez par les couilles.
Ce que j’appelle la mafia du Hip-Hop n’est pas une belle syntaxe que j’ai trouvĂ© en me levant un beau matin… ÉtonnĂ©e, j’Ă©tais quand l’un d’eux m’a dit « si tu sais tout ça, si tu vois tout ça, alors tu en es ! » RĂ©voltĂ©e, ce jour-lĂ , j’ai fortement contestĂ©e. DĂ©sormais, je peux dire que je m’amuse Ă  les dĂ©masquer. La fumette c’est pas trop mon truc, mais je vous fumerais un par un.
Ce que je vous dis lĂ , ce ne sont pas des thĂšses, c’est la vĂ©ritĂ©. Quand d’autres se taisent, je vous invite Ă  boire ces paroles avec un bol de thĂ©.
Je suis une enfant du peuple qui cĂŽtoie l’aristocratie de prĂšs. Je ne faisais que de me poser la question en 2013, c’est dĂ©sormais devenu une affirmation: OUI, la danse Hip-Hop, dite culture sans frontiĂšre, est rĂ©gie par une organisation pyramidale au sein d’un cercle de passionnĂ©s oĂč tout se doit d’ĂȘtre carrĂ© mais bien Ă©videmment toujours dans le « libre droit Ă  l’expression personnelle ».
La danse Hip-Hop est bien plus que de l’art, il faut arrĂȘtez de se mentir. Un peuple, des escrocs, des tyrans, des dirigeants, des rĂ©volutionnaires, elle a mĂȘme ses martyrs.
Une sociĂ©tĂ© qui se dessine au creux d’un chateau de sable mĂȘme pas mouillĂ©. Un essaim de passionnĂ©s parmi lesquels quelques visages essayent de se frayer un chemin vers la « royauté ». L’appropriation culturelle ne vient des institutions Ă©tablies: c’est faux ! Elle vient de ceux qui veulent s’Ă©tablir en haut-lieux au pĂ©ril de notre identitĂ© et estime que ce statut en vaut le prix. Ils dĂ©marchent les grandes entitĂ©s, s’ouvrent aux mondanitĂ©s, pactisent avec ceux que devant vous ils vont critiquer, tout cela dans l’espoir d’un jour pouvoir rĂ©gner. Et vous, vous continuer de les liker.
Ne vous laissez pas berner par un CV bien garni : les plus grands tyrans ont toujours su comment les faux-billets Ă©taient blanchis.
Ne vous laissez pas berner par des attaques cyber-sociales entre deux entitĂ©s : le buzz qui peut en dĂ©couler Ă  toujours Ă©tĂ© l’objectif fixĂ© mĂȘme si rien ne peut rattraper un zĂ©ro pointĂ©. Rien, ni mĂȘme des statuts et des lives Ă  la volĂ©e.
Ne vous laissez pas berner par des « tĂȘtes » qui ne viennent que vous parler par intĂ©rĂȘts.
Ne vous laissez pas berner par ces danseurs qui essayent de s’accaparer des organisateurs et artistes Ă©trangers en crachant sur le dos des autres : car si ça marche, c’est de votre faute.
À force de rester stĂ©rile face Ă  ces absurditĂ©s, notre communautĂ© va devenir un simple fossile que l’on aura jamais pleinement identifiĂ©. La mafia Hip-Hop c’est une belle syntaxe pour des tĂȘtes bien pleines qui vous taxent ce que vous n’avez mĂȘme pas.
Ne cherchez pas Ă  dĂ©crypter les noms que dans ce texte je me suis efforcĂ©e de ne pas vous rĂ©vĂ©ler. On a chacun ses dĂ©mons, je vous dis seulement qu’il est temps de les exterminer.

Kiudee.

PS : ceci est une lettre ouverte. Ce texte est donc Ă©crit comme si je m’adressais directement Ă  eux. Pour plus d’informations sur ce mal, je vous invite Ă  attendre les prochains articles sur www.thestriter.com


FRANçais-2

Dear Hip-Hop mafia,
My vocabulary is rich but using the words correctly is not easy. Words don’t lie or cheat, handling them is a sign of perspicacity. Since 2012, I write texts that people find enough spicy. I must excuse myself: born Caribbean, I have always been learned to season everything to make it tasty.
I despise you so much that by counting the number of times you have talked about people behind their backs, I can guarantee that tonight you’ll got a hefty bill.
Call me the inspector Kiudee, I gonna pump you. Fed up of you acting as the biggest crooks of the area when I only see you as fake Lacrim on sale. For the others, you’ll become my partners of the night, you need to be educated : life ain’t a fairy tale. I know you’ll be stuck front of your screen at 10pm, ready to jump on me if I make any faux-pas but don’t fool me, I well-behave. You could try by any chance to tap on my fingers, my writings will always slap you in the face. As my dear Kalash says, if you « wait to trip me up, you gonna fall« .  
You stick out your chest, your feet get too big for your boots, your mind get rise up by oversized ego… With such a personnalitĂ©, that’s why we didn’t get in touch quickly. I came into your life and was the first to tell you the plain, unvarnished truth about you : I don’t like you! That hurts at first but hell yeah, you know better than I do the Stockholm syndrome : you always end up loving your aggressor.

 

Definition « to accept » (verb): consent to receive or undertake

Not being the result of your expectations, you often try to abort me. The Hip-Hop mafia cannot procreate so they refuse to adopt me ? That’s not really up to 2016.
Don’t worry, I understood: when you hang out with the bad, you learn what’ good. You also finally consented by accepting that trying to stop me was not really worth it. Why always hate the ones that don’t want to go the way you want ? I’m not gonna change so be patient.
I see you trying to imprison the ignorants in your vision so hierarchical but when you don’t even know how to write French correctly, listening to your speeches becomes rather comical. Their ill-enlightened minds prevent them from seeing clearly in your trick. I hope that with this text, they’ll see where the rub is and how well you hold them by the balls..
What I call the Hip-Hop mafia isn’t just a beautiful sentence I find an early morning… That’s how they introduced it to me… Yes. Surprised I was when one of them told me « if you know and see that’s much, it’s because you’re part of it! »… Rebellious I was saying that I was not. Now, I can say that it makes me funny trying to find their ticks. Smoking isn’t my thing but I gonna smoke you all until the last.
I’m a child from the population who rub shoulders with the aristocracy. I was wondering about that in 2013 and now, I’m pretty sure about it all : YES, the Hip-hop, the culture without border, is now governed by a pyramidal organization within a closed circle where everything owes be squared but naturally always in the « free right for the personal expression ».
Hip-Hop dance is much more than just art, we should stop lying to ourselves. A community, crooks, dictators, leaders, that culture even has its rebels.
A society that build itself on a sand castle not event wet. A throng of passionate people among those some faces try to make their way through the « royalty ». The cultural appropriation doesn’t come from the established institutions : that’s false! It comes from those who want to reach the high society at the risk of our identity and value that their new status will worth that price. They solicit big names, open themselves to some social events, collude with the same enemies they were criticising front of you, just in the aim to lead. And you, you like their posts.

Kiudee.


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