Le labyrinthe de la pensée dansante – Partie 2

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Cet article est un article de réflexion. C’est-à-dire qu’à travers ma vision (qui ne changera pas à l’issu de cet article et ce, malgré votre avis) je vous propose de réfléchir à un aspect de la danse que l’on explore jamais. J’entends dans cet article de ne viser personne, toute fois il est vrai que l’émergence de cette réflexion n’est pas venu de nulle part et c’est bien en analysant & observant des danseurs que j’ai pu en venir à me poser ces questions que je partage aujourd’hui avec vous.

UN TITRE ÉVOCATEUR

Ce titre («Le labyrinthe de la pensée dansante») c’est pour exprimer & vous proposer, à travers les nombreuses parties que je compte en faire, une vision introspective mais en même temps personnelle de la danse. Au fait, c’est toujours une vision PER-SON-NELLE.

Prenez cela comme une manière de rentrer dans ma tête à défaut de pouvoir lire mon «cahier magique». Aujourd’hui, 22h51, je reprends donc le chapeau de mon précédent article car oui, je DOIS de vous rappelez cela enfiiiiin bref ! *voix de Franklin* et choisit de prendre en cette matinée pour sujet de ma deuxième partie la censure artistique. Cette notion me fait froid dans le dos.. Ah, c’est le ventilo qui est resté allumé ? Attendez je reviens !

Donc voici le sujet du jour que je vais aujourd’hui encore aborder sous trois points qui seront détaillés et même ludiques vers la fin (Non, non ! Ne commencez pas à descendre la page dans votre écran, lisez tout !!). Pourquoi choisir ce sujet ? Tout d’abord parce que c’est quelque chose qui fait parti du Hip-Hop, que nous subissons parfois, moi comme d’autres & que je souhaitais en parler de manière directe. Je parlais dans ma partie 1 d’une énergie motrice, la passion et voudrait réfléchir aujourd’hui de ce qui pourrait la freiner. Bien entendu, je rappelle que cet article n’est pas un pamphlet, ni une pure dénonciation mais toujours un article de réflexion.

LA CENSURE ARTISTIQUE, DICTATURE DE LA BALANCE ?

Ce titre est tout droit sorti de mon train du SNCF H, c’est spontané et stylé je vous l’accorde. Maintenant à moi de vous exprimer en quoi et je commence en y répondant « Oui peut-être bien ».

Oui, car la censure artistique en général (je ne parle pas au cas par cas, nous ne sommes pas chez le fabricant menuiserie) c’est le fait d’empêcher une tierce personne d’exercer son art pleinement comme il le souhaite pour n’importe quel motif: parce que cela gêne, ou ne sera pas apprécié, ou cela n’est pas correct ou même cela n’est pas dans notre intérêt..

Mais approfondissons ensemble, la censure artistique peut s’exprimer par:
– le boycott: par exemple boycotter un battle Hip-Hop amène à penser 2 idées. Tout d’abord, l’idée que boycotter est mal car au-delà de freiner l’organisateur de l’évènement cela freine aussi un battle qui « normalement » a pour ambition de faire avancer le milieu Hip-Hop. Et quelque soit les histoires qu’il peut y avoir dans ce milieu, qui prend au fil des années des allures de Amour, Gloire et Beauté, on se doit, j’ai envie de dire « au nom du Hip-Hop, », de ses valeurs et de la passion qui nous anime de passer outre ses subtilités. Bien sûr, je veux bien comprendre que parfois les histoires vont bien au-delà de l’aspect artistique et alors on peut dire que c’est justifié. Puis l’idée que boycotter c’est mieux que la violence verbale ou physique, on est dans un milieu qui se veut Peace et donc, répondre par un silence comme par une absence vaut mieux que par une quelconque violence. On peut donc se demander si le boycott est une action « non-Hip-Hop »;
– la dissuasion: par exemple dire à une quelconque personne de ne pas faire quelque chose pour tel ou telle raison;
– le rabaissement: par exemple dire à une quelconque personne de ne pas agir ainsi ou sinon il sera soit réprimandé soit coulé soit boycotté (dans le genre « djeuns » du terme); etc..

Mais alors donc, pourquoi écrire dictature de la balance ? Je vais passer du général au particulier pour vous l’expliquer. La censure artistique se fait généralement par quelqu’un de plus fort ou plus ancien sur quelqu’un de moins expérimenté et souvent nouveau. Et là je vais retomber dans la particularité et parler du Hip-Hop où c’est tellement courant et parfois tellement naturel chez certain qu’en lisant ces mots ils se diront « Waa mais moi j’suis pas comme ça », m’enfin si mon gars ! Pas tout le monde, car j’en connais beaucoup qui sont très ouvert et très avide de partage. Mais ce soir, je voudrais appeler à la barre des accusés la mid-generation.

Qu’est-ce que la mid-generation ? Ce ne sont pas des anciens, mais ils vont le devenir (enfin c’est ce qu’ils disent) ou ils sont déjà tous anciens (enfin c’est ce qu’ils croient). Ce ne sont pas des débutants (Dieu que non, cela fait bien trop longtemps qu’ils usent leurs shoes sur le dance-floor), encore moins des amateurs (ils sont pour la majorité talentueux, reconnaissons-le), etc etc. Bref, ça englobe tellement de danseurs -ohlalalala toi qui me lit tu sais même pas à quel point- que je ne vais pas rentrer dans le détail.

Je ne dis pas que toute la mid-generation use de la censure artistique, mais lorsque c’est le cas ils en abusent et ce n’est forcément un bon exemple. En effet, et on peut étendre cette idée aux autres branches du Hip-Hop comme aux autres branches artistiques, le plus souvent on va pas s’mentir si les gens se mettent à danser, rapper, mixer ou quoique ce soit d’autre, c’est parce qu’il y a une tierce personne de la mid-generation (la génération actuelle) qui leurs fait se dire « S’il/elle réussit, pourquoi pas moi ? » et lorsqu’ils débarquent dans ce milieu, ils sont perdus: tout est différent, tout n’est qu’utopie.

Peace, Love, Unity, and Havin Fun waaaaa mais ça déchire, la phrase elle a d’balle mais en réalité, c’est un mirage. J’en parlerai plus longuement dans la troisième partie mais le Hip-Hop C’EST UN MIRAGE. Avant d’y être, t’es chaud bouillant; mais ensuite, si tu comprends pas vite les « rouages du game », c’est comme dans un désert: t’es là, tu cours après une illusion et quand tu penses être arrivé, y’a plus  !

C’est plus « A la recherche du bonheur », mais « A la recherche du Hip-Hop ».

EXISTE T-IL UN ARTISTIQUEMENT CORRECT ?

On peut se le demander. Comme je disais un peu plus haut, la censure artistique peut être régie par une phrase du genre « Non, fais pas ça, ça ne se fait pas » ou pire « Non, fais pas ça. Tel groupe de personne vont mal le prendre ». Et là, à vous de penser « Je suis un artiste, merde ! ». Il n’y a pas à proprement parler UN chemin à suivre, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que c’est à nous seul de tracer notre chemin et qu’il ne tient qu’à nous d’aller le plus loin possible.

Toutefois, serions-nous donc enclin à une nouvelle forme de liberté artistique: une liberté normative ? Ouais ouais ouais. Essayer d’être « hors-norme » on peut, mais attention à l’artiste made in PDA (Police Des Arts) qui voudra tout de suite vous reprendre à l’ordre à base de « Non, il ne faut pas faire ça. Il faut […] ».

Lorsqu’un rappeur parle de sa cité, ça clame au texte non-conscient. Je demande « Pourquoi ? ».
Lorsqu’un danseur se met à défier un ancien, ça clame au manque de respect. Je demande « Pourquoi ? ».

Posez-vous ces questions de « Pourquoi à un moment donné, il a été imposé aux artistes certaines restrictions ? », « Qui sommes-nous pour juger de l’art d’Autrui ? » -Oui mon côté Littéraire à ressurgi d’un coup là !-. Fautes aux lois, à la société, aux moeurs ou aux mentalités ?.

CONCLUSION

Aujourd’hui, on dit à l’artiste quoi exprimer. On remet même en cause ce qu’il peut exprimer à travers son art à ce que demander où est passé l’essence de l’art. Je pense que c’est pour le conformer, afin qu’il colle à un certain idéel. Est-ce que la notion d’esthétique à prit le dessus sur la notion purement artistique et personnelle ? Ne faut-il pas dissocier règles et contraintes ?

Et puis, si c’est censure artistique est si présente le Hip-Hop, c’est parce que le Hip-Hop c’est un milieu où ça s’actualise tellement vite que tu peux en perdre tes repères. C’est comme si tu passais ta journée à cliquer sur F5.

De toute façon, contre la censure artistique vous n’avez pas trop le choix: soit vous subissez, soit vous faites comme Vicelow, vous Cassez les côtes !

==> Bravo, maintenant passons à la PARTIE 3

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