La plume de la danse Hip-hop
Hip-Hop Social

N 21 – On a tous un parcours.

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La culture Hip-hop a toujours été là. Elle m’a énormément aidée pendant ces dernières années.

Le Hip-hop a agit particulièrement en l’année 2011. J’ai rencontré des gens, qui sont pour certains devenus des amis. J’essaye de continuer à évoluer dans ce milieu tout en restant toujours fidèle à mes maîtres-mots* parce que c’est grâce à çà que j’avance, grâce à cela que je marche toujours droit.

C’est un milieu où je suis volontairement autodidacte tout en sachant m’imprégner et m’intéresser à ce qui m’entoure. Tout est question de partage. Alors quand on m’informe d’un cours dancehall (dans le cadre du stage d’hiver au Paris Dance School) je dis Oui.

C’est un Oui plein de vivacité mais d’appréhension aussi. Parce que même si c’est une danse qui m’a toujours apparue comme une voie de secours -comme la seule danse que je m’autorise à faire encore-, la peur est là.
Si je ne peux danser depuis autant d’années c’est parce que mon corps ne le supporte plus.
Dire Oui c’est se lancer un défi.

Se demander si on y arrivera.
Se demander si comme à chaque fois on finira à l’hôpital pour voir si ça va.
Se demander si pour une fois, la danse acceptera que ce soit moi.

Ça a duré peut-être 1h30, mais pour une fois je ne me suis pas sentie différente.

Je me suis pas sentie faible. J’étais enfin, le temps d’une chorégraphie, à la place de ceux que j’étudie, analyse des journées durant.

La face cachée de ce genre de moment c’est que t’arrives en te disant « Est-ce que je vais y arriver ? » pour repartir en te demandant « Est-ce que un jour je pourrais recommencer ? »

Pour moi, ça a été un moment de magie. Parce que, tout du long, j’ai suivie, j’ai kiffée, j’ai réussie la choré & surtout je ne suis pas écroulé de faiblesse physique.

Tout cela pour dire que j’ai même pas eu besoin de tomber pour me relever et y arriver.

Je ne vais pas mentir: si je pouvais danser pleinement, je serais comblée. Mais je pense sincèrement que ce vide, je peux le combler avec des mots et avec vous. Quand je dis vous, je parle pas de tous les danseurs. Je m’adresse seulement aux passionnés, à ceux qui veulent partager, ceux qui arrivent à faire faire une standing ovation à des handicapés en fauteuil roulants.

Pour finir je voudrais donc juste dire à tous les danseurs amateurs, débutants, professionnels ou autres que:

« La danse devient soi lorsque, plus que donner un sens à votre vie, en la vivant vous donnez un sens nouveau à celle-ci »

Signé: Kiudee Davie

Remerciements à Anik, D.Dy & Diger

* Ambition, Détermination, Action

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