[REPORT] Battle BAD 10th anniversary (FR/EN)

Scroll down to content

“Alors, tu vas Ă©crire quoi ?” “T’en dis quoi pour le moment ?” “Oublies pas d’Ă©crire ça, hein”

DĂ©cidĂ©ment, la patience n’est pas votre fort dans ce milieu. Vu comment j’ai attendu que cette dixiĂšme Ă©dition arrive, je ne vais pas me presser pour en parler. Je vous propose de savourer cette rĂ©trospective avec moi comme j’ai savourĂ© ces deux succulentes crĂȘpes au Nutella qui ont sauvĂ© ma journĂ©e (il fallait que je place ce moment…)

UNE RÉTROSPECTIVE QUI (ME) FAIT DU BIEN

Depuis que je suis dans cette culture, en-dehors du Juste Debout, je n’avais fĂȘtĂ© aucun autre 10Ăšme anniversaire. Le Battle BAD est un Ă©vĂšnement que j’aime beaucoup. Le fait de cĂ©lĂ©brer cet anniversaire m’amĂšne Ă  me rappeler comment chaque annĂ©e a Ă©tĂ© diffĂ©rente pour moi.

En 2012, je venais au Battle BAD pour la premiĂšre fois avec Ulrich (enfin, Sosa). Playmo et Youval nous y introduisaient leur nouveau concept : le One-Shot. Ces cartes qui permettent Ă  leurs dĂ©tenteurs de prendre en 1000% n’importe qui dans la salle. Une annĂ©e qui a aussi Ă©tĂ© une belle annĂ©e pour Nala et qui m’a fait dĂ©couvrir Cjm’s – le talent local.

En 2013, j’Ă©tais censĂ©e partir en Slovaquie faire une surprise Ă  Lamine aux UK Bboy Championship East Preselections. J’ai ratĂ© mon avion -bruh- et je suis venue directement au Battle BAD, l’air de rien. J’assiste aux battles Djylo contre Ice-E, Salah contre Hoan mais aussi Bouboo contre Paradox… Le feu.

En 2014, Mofak ouvre le bal – comme cette annĂ©e mais chut! En somme, une belle annĂ©e oĂč j’avais particuliĂšrement aimĂ© la line-up (un peu comme cette annĂ©e d’ailleurs) et puis, je me rappelle que la finale hip-hop m’avait marquĂ© : Waydi vs L’Eto. Une Ă©poque oĂč j’aimais encore comment ce dernier dansait – sĂ»rement car c’Ă©tait l’une des premiĂšres fois… C’Ă©tait aussi l’annĂ©e de Miguel (Ă  l’Ă©poque, 6TD mais aujourd’hui membre de Fils du Vent): quelques mois aprĂšs cette Ă©dition, il fera cette fameuse exhibition contre Mar20 au battle Break Ya Neck.

En 2015, P-Dog est lĂ . Donc moi aussi. Et tant mieux. Sinon j’aurais ratĂ© l’arrivĂ©e de Gonzy, j’aurais ratĂ© tous ces magnifiques passages de Jaygee (le danseur de cette Ă©dition d’aprĂšs moi) et j’aurais ratĂ© l’un des derniers battles de Bouboo avant qu’il migre en Asie.

En 2016, j’Ă©tais lĂ  mais ma maladie a jouĂ© des siennes : je suis tombĂ©e dans les pommes et je suis rentrĂ©e chez moi plus tĂŽt. Mon souvenir le plus marquant reste mes fous rires avec les vigiles.

ET EN 2017 ?

Pour ĂȘtre tout Ă  fait honnĂȘte, je savais que ça se passerait bien.

Je me suis forcĂ©e Ă  ĂȘtre sur la retenue pour qu’au cas oĂč cela se passerait mal, je ne puisse pas ĂȘtre trop déçue car dans l’ensemble et en tout point, le battle BAD est un Ă©vĂšnement qui ne m’a jamais déçue. De mon expĂ©rience personnelle, (on est sur mon blog, mais je le rappelle pour les quelques nouveaux visiteurs qui passeraient par lĂ …), j’ai toujours Ă©tĂ© trĂšs bien accueillie et il n’y a jamais eu dĂ©bordements. Toujours son lot de moments magiques, de nouvelles dĂ©couvertes. Underground mais pas trop. Pouce bleu.

Je suis ravie que l’organisation n’ait pas changĂ© de salles : c’est leur point fort et je craignais que cela n’arrive Ă  mon sens, un peu trop tĂŽt. Le Battle BAD peut se rĂ©jouir de rĂ©ussir Ă  toujours rĂ©unir du monde aux prĂ©sĂ©lections et aux finales grĂące Ă  une rĂ©putation qui s’est faite sur le long terme. On a beau ne pas en parler pendant des mois, cela reste un rendez-vous pour nous tous: les gens se dĂ©placent et en 2017, j’ai pu apercevoir de nouvelles personnes dans le public qui m’a semblĂ© plus rĂ©ceptif. Oh! Et ce nouveau binĂŽme pour Playmo est vraiment bon: ils se complĂštent parfaitement. Il ne manquait que cet anglicisme Ă  cet Ă©vĂšnement qui est, il faut le dire, international.

ET POUR ÊTRE PLUS PRÉCISE ?

L’annĂ©e derniĂšre, j’avais particuliĂšrement apprĂ©ciĂ©e les prĂ©sĂ©lections qui Ă©taient mĂ©morables. Pas cette fois. Bien que Zeenom ait balancĂ© des sons de folies, questions participants, cela manquait un peu de jus ! MĂȘme si je note que K-Yoo (Sister Sister) tend Ă  Ă©voluer dans un style mature qui lui va bien et que Cartoon (Street Flow) se fait aussi de plus en plus remarquer. J’ai apprĂ©ciĂ© de voir autant de niveau en popping et mes coups de coeur reviendront Ă  Raphael (Section C), Cheerito & Ekoda.

En-dehors de l’aspect battle, les prĂ©sĂ©lections du Battle BAD restent un moment fort – dans le sens oĂč c’est l’Ă©vĂšnement oĂč l’on se revoit tous aprĂšs un Ă©tĂ© qui se fait de plus en plus chargĂ©. De belles retrouvailles sous une belle mĂ©tĂ©o spĂ©cifique Ă  Sarcelles (parce que bon… sur Paris, il fait quelques degrĂ©s de moins, je vous jure 😅). Ce brin d’herbe, ce barbecue, ces crĂȘpes, ces gens… Notre hip-hop.

Parlons de la finale maintenant.

Cette annĂ©e, la line-up Ă©tait sucrĂ©e. Bien sĂ»r, connaissant le principe d’anniversaire, je savais que ceux qui avaient marquĂ© le Battle BAD serait de retour… Mais quand ils sont lĂ , c’est encore autre chose. Quand je constate que seuls les guests sont parvenus jusqu’en finale, je me dis qu’ils ne l’ont vraiment pas Ă©tĂ© pour rien.

Je suis arrivĂ©e au thĂ©Ăątre AndrĂ© Malraux non sans peine : le panneau (que je suivais consciensieument) avait Ă©tĂ© retournĂ© et mit du mauvais cĂŽtĂ©… Du dĂ©but jusqu’Ă  la fin, que des folies ! Entre le match retour Bouboo contre Dam’en, le battle sur-engagĂ© Kefton contre Spider, l’originalitĂ© de Cheerito et le poids plume de Femi que je viens de dĂ©couvrir en ce jour.

Je suis heureuse que les gens aient pu dĂ©couvrir Justen, tout droit venu du Pays-Bas. On connaissait le jeune prodige Shigekix, mais Justen n’en ait pas Ă  son coup d’essai et le voir en France, ça fait plaisir. Personnellement, cela faisait 3 ans que je le suivais via mon projet NBA Dance Talent mais ce n’est pas l’endroit pour en parler.

Je reste Ă©blouie par ce que Cintia (Bandidas) arrive Ă  produire lors de ses passages.
J’applaudis Spider (6TD/The Shield) qui ne cesse de progresser – autant dans sa danse que dans les battles.
Je suis restĂ©e sur ma faim lorsque Thieu (Bad Trip) a perdu… De mĂȘme pour Kyoka dont j’attendais beaucoup plus. J’ai beaucoup aimĂ© Soyuz aussi. Cette annĂ©e, sĂ»rement car j’y Ă©tais plus attentive que d’habitude, j’ai tout particuliĂšrement adorĂ© le popping et le break.

TrĂšs entertaining et surtout, des sons de malades : entre les prods d’Alpache, le gĂ©nie Mofak et ce drummer qui m’a carrĂ©ment fait rĂȘver & donnĂ© envie de me mettre Ă  la batterie. C’Ă©tait indĂ©niablement le grand plus de cette annĂ©e !
Pour la finale hip-hop, bien que Bouboo est presque fait un sans-faute aujourd’hui, j’ai plus Ă©tĂ© touchĂ©e par Nala.

Le grand moment de cet evenement rester la battle Angyil vs Jacko qui est au coeur de vos polĂ©miques. Ne me sentant nullement concernĂ©e – j’ai mĂȘme beaucoup apprĂ©ciĂ©e cette tournure des Ă©vĂšnements qui a, sans conteste, animĂ© et pimentĂ© l’Ă©vĂšnement en un rien de temps. « Elle a des c*uilles comme ça!« . VoilĂ  ce qu’on m’a dit d’Angyil lors de son callout demandĂ© par Djylo suite Ă  ce battle. Ne manquant pas de marquer mon dĂ©sintĂ©rĂȘt pour la raison du callout, j’ai quand mĂȘme aimĂ© l’enthousiasme que cela a crĂ©er et j’ai hĂąte de lire vos commentaires.

Angyil n’est en Europe que depuis un mois et pourtant, je ne compte plus sur les doigts de mes mains au vernis corail, le nombre de poppeurs qui m’ont dit « Elle ne pop pas mais elle gagne! ». Une polĂ©mique Ă  suivre de prĂšs mais pas sur STRITER en tout cas.

Oh! Et pour terminer, j’aimerais mentionner un point important. Est-ce que l’on peut noter que le battle BAD n’a pas augmentĂ© ses prix depuis des annĂ©es et restent l’un des Ă©vĂšnements français les plus abordables que l’on connaisse ? Des prĂ©sĂ©lections gratuites (si l’on s’inscrit en avance), une entrĂ©e Ă  5€ pour les finales et des crĂȘpes au Nutella Ă  deux euros seulement… Merci Ă  eux.

L’occasion de conclure en disant que le battle BAD est un Ă©vĂšnement dont Sarcelles peut ĂȘtre fier. Et les Sarcellois le lui rendent bien. C’est ce qui en fait la beautĂ© et la chaleur.

À l’annĂ©e prochaine.


 

“So, what you gonna write?” « What do you think for now” “Don’t forget write about that”

Patience is definitely not one of your quality in this community. Seen how long I waited for this tenth edition to arrives, I’m not going to hurry up speaking about it. I suggest you enjoying this retrospective with me as I enjoyed my two delicious pancake with Nutella that saved my day (yes, I had to talk about it!)

A RETROSPECTIVE THAT GIVES (ME) GOOD FEELINGS

Since I’m in this culture, except for the Juste Debout, I never attended an other 10th anniversary. The Battle BAD is an event that I like a lot. Celebrating this anniversary was then the opportunity for me to talk about every previous edition I attended.

In 2012, I came to Battle BAD for the first time with Ulrich (or, Sosa for others). Playmo and Youval introduced us their new concept: the One-Shot. These cards which allows it’s possessors to callout anybody in the room. A year that have been great to Nala and made me discover Cj’ms – the local talent.

In 2013, I was supposed to travel in Sovakia to surprise Lamine at the UK Bboy Championsip East Preselections. Missed my flight and decided to come directly to the Battle BAD, like I planned to do in case of. I attended three memorable battles: Djylo against Ice-E, Salah against Hoan but also Bouboo against Paradox… FIRE.

In 2014, Mofak opened the ceremony – like this year but ssht! I especially loved that edition because of its line-up (like this year again) and then, I remember that the hip-hop final was amazing: Waydi vs L’Eto. A time I still liked how this lastest was dancing – maybe because it was one of the first time I did… It was also the year of Miguel (6TD at that time, he’s now part of Son Of Wind): few months after that edition, he made this famous exhibition against Mar20 at Break Ya Neck battle.

In 2015, P-Dog was there. Then me too. Fortunately. If I didn’t, I’d have missed Gonzy aka the newcomer, I’d have missed the crazy rounds from Jaygee (man of this year to me!) and I’d have missed one of the last battle of Bouboo before he went touring in Asia.

In 2016, I was here but my illness didn’t help : I felt faint and left earlier. My best memory is all these laughs I had with the security men before I lose the sensitivity of my legs.

AND IN 2017?

To be honest, I knew it would be okay.

I put myself into an uncertain mood just not to be disappointed in case of, because in the first point, the battle BAD never disappointed me. From my personal experience (it’s my blog but I precice for those who get to forget that point), I always have been welcomed warmly. Always magical moments, new discoveries. Underground but not too much. Thumbs up.

I’m happy the organization didn’t changed locations : that’s their best point and it would be too early. Battle BAD can be proud always gathering people to preselections and finals thanks to a good reputation made with the long-term through generations. Even if we’re not talking about it for months, people are still coming and there’s even new people. Also, this new host is great: for such an international event it was more than a must-needed!

AND TO BE MORE PRECISE?

Last year, I particularly appreciated the preselections which were memorable to me. Not this time. Although Zeenom played so many great tracks, regarding to the participants, it missed some juice! Even if I noted that K-Yoo (Sister Sister) tends to evolve in a mature style which is fine to her, Cartoon (Street Flow) is getting more noticed. My favorite were clearly Raphael (Section C) and Ekoda.

Out of the battle side, the preselections of Battle BAD remain a strong moment of our year, in the sense it’s the event where we see again each other all after a long summer. A reunion under a beautiful weather specific to Sarcelles. 

Let me speak of finals now.

This year, the line-up was sweet. Of course, knowing the principle of anniversary, I knew that those who made the name of Battle BAD would be back … But when they are there, it’s something else. When I noticed that only guests reached finals, I told myself that they were really not there for nothing.

From the beginning till the end, only madnesses! Between the return match Bouboo against Dam’en, the burning battle of Kefton against Spider, the originality of Cheerito and the featherweight of Femi which I have just discovered on this day.

Let me tell you something: I was so happy to see Justen today. Coming straight from Netherlands, we all knew Shigekix (only aged of 16) but Justen also is doing great in battles and to see him battling here in France was good to me. I know him for 3 years now, thanks to my project NBA Dance Talent and it was a bless.

Today, Cintia (Vandidas) was a sunshine to me: her rounds are so full of light.
I want to cheer Spider (6TD/The Shield) who keeps growing – in his dance but also in battles.
Felt sad when Thieu (Bad Trip) lost then felt good again when I saw Tonio (Total Feeling) dancing.
Had this same feeling with the rounds of Kyoka from who I expected much more…
Maybe because I was more focused this year, I really appreciated popping and breaking. Really entertaining, I spent a good time watching all of them. And the musics… damn! Between the beats of Alpache, the geniusm of Mofak and this drummer that even gave me the desire to start drums: it was the best point of this edition. Forreal!
And this hip-hop final… Bouboo made a « perfect » during the whole event, Nala touched me more.

Oh! And to end, I wan to mention an important thing. Could we just realize that the Battle BAD haven’t changed its price for years and is actually the most affordable french event that we know? Free qualifications (if registered online) and the entrance for only 5€. Thank you!

Time to finish saying that the Battle BAD is an event that the people from Sarcelles can be proud of. And they’re giving life to it. Keep making your city shine.

Until next year.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :